VENTOUXMAN 2017 – 100% FINISHERS

 

Voilà plus de 6 mois que 16 athlètes du club pensent à cette course, plus de 3 mois que la préparation s’intensifie pour pouvoir « affronter le mythe » ce dimanche 4 Juin 2017. De sorties vélo, en stage montagne, de sorties course à pied en entraînements trail, et longueurs après longueurs de natation à la piscine ou en mer, chaque athlète s’est conditionné pour faire face au Géant de Provence.
Après un chargement anticipé la veille du départ dans le camion de Jean-Yves, les deux minibus et la remorque des « Gentleman d’Aunis», nous prenons le départ le Vendredi 2 Juin.
Le temps est chaud et les 9 heures de route sont compliquées pour les passagers du minibus dont la climatisation est quasi-inexistante !! Nous roulons alors au son des fenêtres ouvertes !! Heureusement, les pauses sont agréables et la bonne humeur est au rendez-vous ! A noter : le pique-nique sur l’aire du Belvédère de la Cité, aux abords de Carcassonne, qui nous offre une vue remarquable et appréciée de tous…. même s’il n’y a pas de distributeur de café !!

Dès Janvier, nous avions réservé des mobilhomes dans un camping, à 5 kms du départ de la course, dans le village de Mornas. Nous prenons possession de nos hébergements vers 17h30, et filons à la piscine du camping qui ressemble à un grand parc aquatique, avec ses toboggans et ses multiples bassins. Eric G. s’en donne à cœur joie ! Son dos en garde quelques traces rouges pour la soirée…

Quant à Benoit, Fred et Bruno, ils préfèrent le réveil musculaire à vélo au coeur des paysages magnifiques du Vaucluse. Ils rêvent même d’un petit séjour au Château de Massillan à Uchaux !

Après un briefing convivial pour fixer l’organisation du lendemain, nous dînons en terrasse et profitons de cette chaude soirée provençale.

 

Le réveil se fait en douceur, en ce samedi 3 Juin.

Chacun s’organise dans la matinée, et opte, soit pour aller encourager les jeunes de « La Rochelle Triathlon » au Championnat de France Jeunes, à Pierrelatte ou bien pour aller tourner les jambes entre 25 et 45 minutes, suivies de quelques longueurs dans la piscine du camping.

A 11h30, nous partons tous au « village course » à Piolenc pour récupérer nos dossards, nos sacs de transition, et déposer notre vélo + sac T2 dans le parc. On en profite pour flâner entre les stands, se faire prendre en photo avec Marcel Zamora – s’il vous plaît !! – …. Bref, no stress, en cette veille de course !

 

Après le déjeuner (qui s’est fait attendre pour certains !!!), 5 « gentils organisateurs » acceptent de faire 150 kms AR pour monter les véhicules au Mont Serein (lieu d’arrivée de la course le lendemain) afin de pouvoir nous ramener, ainsi que les vélos, à la fin de l’épreuve. Fred en profite pour faire un peu de shopping. C’aurait été dommage de ne pas ramener quelques bouteilles du coin en souvenir de cette escapade en région PACA ! Tu nous feras goûter, Fred ?!?!?

Pendant ce temps, au camping, ça se repose, un stand « réparation combi » est ouvert par Benoît, d’autres vont marcher au village, tandis qu’au village course, la négociation bat son plein entre Laurent S. et le responsable du stand Compressport pour casser les prix du tee-shirt vélo, siglé Ventouxman. Merci Laulau !!

Tandis que l’après-midi se déroule, le ciel commence à se charger et l’orage gronde. En début de soirée, c’est le déluge !!!!!! Est-ce un remake de l’édition 2016 ? A la télé, la météo nous rassure un peu, mais annonce quand même du vent pour le lendemain. Nous nous couchons à peu près serein de ce côté-là.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le réveil sonne à 4h du matin pour les plus matinaux … juste pour avoir le temps de digérer avant le départ de la course qui sera donné à 7h00. Le lever du jour confirme les dires de la météo de la veille : ciel bleu et quasiment pas de nuages. Ouf !

 

Nous avons convenu d’un rendez-vous à 5h40 sur le parking du camping, pour arriver au parc à vélo vers 6h. C’est sans compter sur ce Picasso qui est garé devant nos véhicules ! Les « gros bras » sont donc de sortie, en ce dimanche matin, pour déplacer la voiture. Les minutes s’écoulent et le stress commence à monter ! L’arrivée au plan d’eau en voiture est compliquée – ça bouchonne – mais Hervé use de son charme pour obtenir l’autorisation de nous emmener au plus près du parc plutôt que de se stationner sur le parking, et marcher ensuite 1km.

Comme nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, le départ est finalement retardé de 15 minutes. Ce qui laisse le temps à chacun de se préparer : scotcher ses ravitos sur le cadre, gonfler ses pneus, s’appliquer son produit miracle anti-frottement : du baume « second skin » à la crème « Nok » en passant par la vaseline… sans oublier la crème solaire !! la journée s’annonce ensoleillée !

Pendant ce temps, de l’autre côté des barrières, Hervé revêt son costume de grand reporter et immortalise ces instants d’avant-course. Il nous suivra pendant toute l’épreuve, posté à des points stratégiques. UN GRAND MERCI DE NOUS TOUS POUR NOUS PERMETTRE DE REVIVRE AUJOURD’HUI CES MOMENTS EN IMAGE OU EN FILM!!!

Le départ approche ! La centaine de féminines inscrite va partir en premier. Se mettre à l’eau n’est pas compliqué puisque la température est annoncée à 22°. A 7h15, le départ est donné est nous nous élançons pour 2kms de natation. Les élites prennent le départ 5 minutes derrière nous. Il faudra attendre 7h25 pour le départ des quelques 750 hommes.

La natation est globalement bien vécue par nous tous, mise à part la 1ère bouée qui n’est pas bien visible à cause du soleil. Le meilleur temps est effectué par Benoit en 34.04 et, côté féminin, par Emily, qui sort en 34.08.

Chacun s’apprête alors à affronter le Mont Ventoux dans une partie vélo qui s’annonce un peu ventée. Le 1er tiers du parcours nous expose à un vent ¾ face. Mais la beauté des paysages, les dentelles de Montmirail, les vignes, les vergers de cerisiers, les villages que nous traversons compensent largement. C’est un parcours sur lequel il faut aussi lever la tête du guidon pour profiter ou « comment allier l’utile à l’agréable ? ».
Jusqu’à Beaumes de Venise, c’est à dire les 45 premiers kilomètres, le parcours est roulant. Le bitume est bon et les prolongateurs sont utiles.
Passés ce village, on commence à jouer avec les vitesses pour absorber les faux-plats montants ou la côte de Crillon le Brave (1,3 kms à 12%). Les 65 kms qui nous emmènent au pied du Mont Ventoux se parcourent en 2h08 pour Mickaël ou Bruno jusqu’à 2h37 pour Isabelle 2nd et Loïc. De l’avis de tous, ça passe bien !

Arrivés à Bédoin, les choses sérieuses commencent ! Nous sommes au pied du Mont Ventoux. Un chrono « spécial ascension » est prévu. Les 21 kms qui nous séparent du sommet offrent un dénivelé assez constant avec des pentes à 10,8% maximum. Les voitures sont autorisées à monter, mais pas à descendre. Les athlètes ne sont pas gênés. La forêt nous abrite du vent et du soleil, c’est plutôt pas mal ! Une fois passé Chalet Reynard, le paysage lunaire s’offre à nous.

Le vent est globalement favorable sur cette dernière partie. William, Michaël et Benoit sont un peu en souffrance lors de cette ascension et parfois obligés de poser le pied à terre : problèmes digestifs, petit-déjeuner trop tardif, crampes… Le OUF de satisfaction ou le « YESSS !!!» ou encore le « ENFIN !!! » se laissent entendre au sommet, au passage du tapis chrono, et marquent la fin des difficultés. Les temps de grimpe s’échelonnent entre 1h49 pour Bruno et 2h50 pour Loïc. Il ne reste plus qu’à descendre sur l’autre versant, côté Malaucène, pendant 6 kms pour rejoindre la station du Mont Serein où nous courrons le semi. L’enseignement de cette partie descente est qu’il faut continuer à tourner les jambes pour ne pas se sentir bloqué dans les derniers 500 mètres à l’approche du parc à vélo. La partie vélo aura été plus ou moins longue selon chacun, mais intense quoiqu’il en soit : entre 4h11 pour Bruno jusqu’à 5h41 pour Isabelle 2nd.

Le parc à vélo a donc été délocalisé depuis ce matin, et s’offre à nous, tout en longueur. Grâce à nos GO de la veille, qui avaient effectué un repérage, nous savons où nous diriger pour rejoindre nos places. Après une T2 plus ou moins longue (la palme pour moi avec 8min01….pitoyable !!), on entame la 1ère boucle sur les 4 que compte ce semi typé « trail », sur les pistes de ski de fond de la station avec 400m de dénivelé au total. La prudence s’impose dans les descentes pour certains, à cause de crampes, ou bien des pierres, pas toujours bien placées !! Les ravitaillements solides et liquides nous offrent quantité de gourmandises sucrées ou salées et comme nous courons, pour la plupart, au moment le plus chaud de la journée, les bénévoles nous arrosent à notre convenance. Par contre, les rondelles de saucissons des ravitaillements n’ont pas eu l’occasion d’être rafraîchies et ont souffert de la chaleur au fil de l’après-midi !!!

Le record du semi revient à Marc avec 1h54 !

En conclusion, la finish line aura été franchie par tous les athlètes rochelais avec l’émotion, l’amertume des souffrances, la joie d’y être arrivé et toujours la convivialité et la bonne humeur !!

 

Et le Ventouxman nous aura occupés pendant plusieurs heures :

  • Bruno : 7.00.59
  • Marc : 7.05.34
  • Emily : 7.08.33
  • Jean-Yves :7.09.26
  • Laurent S. : 7.16.35
  • Ludo : 7.40.34
  • Fred : 7.40.35
  • Isabelle So. : 8.01.23
  • Mickaël : 8.16.38
  • Loïc : 8.47.41
  • Isabelle 2nd : 8.57.41
  • William : 9.07.00
  • Eric : 9.07.00
  • Benoit : 9.07.00
  • Nathalie : 9.17.00

 

Après s’être ravitaillé, lavé pour certains sous une douche glaciale en plein air (bémol de l’organisation !), avoir rechargé tous les vélos et nos sacs de transition, 1h15 de route nous attendent pour rentrer au camping. Nous avions convenus d’une soirée pizza tranquille et conviviale au camping, pour clore la journée. C’est parfait !! Le lit ne se fait pas attendre après toutes ces émotions… mais aussi en prévision d’un lever matinal le lendemain, pour reprendre la route vers La Rochelle.

Lundi matin, opération rangement & nettoyage des mobil-homes… l’horaire est respecté puisqu’à 9h30, nous remettons les clés à la réception. Le retour se fait sans encombre malgré la fin du week-end de Pentecôte.
Arrêt pique-nique à l’aire des Corbières, siesteSSSS, café, glaces, fraises Tagada, M&M’s !!!
Nous arrivons à bon port en fin de journée, et bien que quelques courbatures nous gênent à la descente du mini-bus, la SATISFACTION DU DEVOIR ACCOMPLI EST PARTAGEE !!

 

Pour finir, nous sommes tous unanimes pour dire que :

  • Le grand chauve ne nous a pas vaincu !
  • Une superbe course dans un décor lunaire.
  • Pas si viiite !!!
  • Ici ! Ici ! C’est LR triathlon !
  • Tuche ensemble ! Tuche ensemble !
  • Une épreuve mémorable avec une équipe formidable !
  • Ils m’ont dit d’aller siffler là-haut sur le Mont Ventoux …. laï ! laï ! laï !
  • Une épreuve très très dure, surtout pour la partie vignoble où il est impossible de s’arrêter pour déguster un bon cru !
  • Le toboggan n’est plus géant, on est tous allé dedans !
  • Les Tuches sur le mont Chauve
  • Belle aventure aussi bien humaine que sportive, avec une organisation au top !
  • Il faut fuir le Vaucluse : trop de pervers à la moustache !
  • Tout simplement géant ! (traduction simultanée : simplemente gigante !)
  • Un challenge « hors catégorie » !!
  • Le Ventoux n’est plus tabou, on en est venu à bout !

 

BRAVO A TOUS ET MERCI

  • Au club de nous avoir aidé à organiser ce beau challenge !!
  • A notre reporter de course, j’ai nommé : Hervé !!!
  • A nos chauffeurs,
  • A Bruno pour le choix du camping et la réservation des mini-bus,
  • A Marc, notre comptable,
  • A Jean-Yves, recordman du monde du tour de toboggan, qui a mis son camion à notre disposition,
  • A Laurent S. pour ses talents de négociateur…. espagnol !
  • A tous les « Monsieur Moustache » qui ont su braver les moqueries et respecter le dress code au masculin !!
  • Et aux filles pour avoir ajouté une touche de féminité !!

 

Isabelle S., pour les tous les athlètes rochelais de l’édition 2017.

 

47 Partages
Partagez47
Tweetez